Un nouveau partenariat entre ARMOR et le ‘Acklab : Portrait de Laura Michal

21 Fév Un nouveau partenariat entre ARMOR et le ‘Acklab : Portrait de Laura Michal

Inauguration du Acklab

ARMOR, avec ses filaments 3D OWA, est partenaire de l’ACKLAB, le FabLab de l’ENSAL, une école d’architecture à Lyon. Il a ouvert le 6 février dernier et utilise les filaments OWA 3D pour ses impressions 3D. Nous avons rencontré un de ses membres actifs, Laura Michal qui est étudiante dans cette école et qui nous présente le projet ainsi que son projet ‘ACKi3D qui sensibilise les étudiants à l’impression 3D par l’expérimentation.

Bonjour Laura, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour ! Je m’appelle Laura et je suis étudiante en 5ème année à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon. Je m’intéresse à des domaines très divers (architecture, loisirs créatifs, dessin, nail art etc.) qui sont tous liés à la créativité : j’adore imaginer et créer des choses que ce soit des bâtiments, des objets du quotidien, des bijoux…

Comment as-tu découvert l’impression 3D ?

J’ai découvert l’impression 3D l’année dernière dans le cadre d’un domaine d’étude appelé SPACA[A]N : Stratégies et Pratiques Avancées au sein de la Conception Architecturale [Analogique] Numérique. On a eu l’occasion d’être formé sur les différents outils disponibles à l’ENSAL, notamment sur les découpeuses laser et les imprimantes 3D. J’ai découvert des outils de créativité extraordinaires qui ont fait naître plein d’idées dans mon esprit ! Du coup j’ai passé mon année à imprimer des petits objets, en lien ou non avec mon projet architectural – parfois c’était juste de simples tests de rendus de matériaux ou de filament spécifiques. Je me suis finalement découvert un réel intérêt pour l’impression 3D et ses possibilités qui ne cessent d’accroître chaque jour dans tous les domaines : architecture, design d’objets, médical, auto/moto…

 

En quoi l’impression 3D est-elle un outil intéressant pour l’architecture ?

Tout dépend de la visée de l’impression, de sa taille et de sa forme. En architecture, l’impression 3D peut être un outil intéressant pour de la maquette globale d’étude ou de présentation, mais aussi pour de la maquette représentant un détail d’assemblage par exemple, puisque l’impression 3D permet d’imprimer en une seule fois des assemblages qui sont directement opérationnels. Je pense que les possibilités de post-traitement des pièces représentent aussi un bel atout pour l’impression 3D, on peut réaliser des choses superbes avec un peu de post-traitement par la suite !

Cependant, il est important de réfléchir à la nécessité d’utiliser ou non l’impression 3D selon la maquette à produire. En effet, les temps d’impression peuvent parfois être longs alors qu’on a des objets de taille modeste. Après, il ne faut pas oublier que l’impression d’un objet est un «temps masqué» puisque l’on peut vaquer à d’autres occupations durant son impression. Il faut donc peser le pour et le contre, mais le grand avantage de l’impression 3D réside dans la possibilité de produire des maquettes de pièces à formes complexes ou des assemblages, de manière assez simple et sans trop perdre de temps puisque le passage du modeleur 3D au slicer est généralement assez fluide et intuitif.

 

Peux-tu nous présenter le Acklab ?

Le ‘ACKLAB a été inauguré en Octobre 2016 et labellisé par le MIT qui a été conçu pour faire des maquettes et prototypes par les étudiants et chercheurs de l’ENSAL.

Partie modulable du 'Acklab

Partie modulable du Acklab Crédit Photo : Bernadette Forest

Cet atelier d’expérimentation est composé d’une base fixe situé à l’ENSAL et de modules mobiles qui peuvent être déplacés pour des expérimentations hors-les-murs permettant ainsi de proposer un outil de diffusion de la culture architecturale en dehors du site de l’ENSAL. On retrouve dans le ‘ACKLAB différents outils pour mener à bien ces expérimentations de prototypes : imprimantes 3D, scanner 3D, découpes lasers, machines-outils (CNC, scie circulaire) et petit matériel de fabrication (perceuses, fils chauds etc.). Le ‘ACKLAB offre surtout aux étudiants et enseignants de l’ENSAL un espace spécifiquement dédié à la fabrication de maquette dont nous ne disposions pas auparavant.

 

 

Quel est ton rôle et comment t’est venu le projet de t’investir au sein du Acklab ?

Je suis moniteur du ‘ACKLAB avec d’autres étudiants, ce qui nous permet d’ouvrir l’atelier sur des plages horaires plus grandes que celles assurées par la FabManager Mme Perriche. Etant en dernière année d’études à l’ENSA, je trouve que l’arrivée du ‘ACKLAB à l’école est une très bonne initiative pour les étudiants. J’ai donc souhaité m’investir dans ce projet pour pouvoir prendre pleinement part à sa mise en place.

première session de formation Acki3D

Première session de formation ACKI3D animée par Laura Michal Crédit Photo : Bernadette Forest

J’ai aussi construit, en parallèle de l’ouverture du ‘ACKLAB, le projet ‘ACKi3D qui vise à la sensibilisation et la formation des étudiants à l’impression 3D par le biais de l’expérimentation. Cette idée de workshop m’est venue lors de l’inauguration du ‘ACKLAB parce que je me suis rendue compte que beaucoup d’étudiants étaient intéressés par ces technologies, notamment par l’impression 3D, mais que peu d’entre eux les utilisaient car ils n’étaient pas formés sur ces machines. De plus, jusqu’à présent aucune formation n’était proposée en dehors de certains domaines d’études spécifiques tels que SPACA[A]N. J’ai donc mis en place plusieurs sessions de deux demi-journées, permettant aux étudiants d’appréhender les règles de base de l’impression 3D et de tester eux-mêmes leurs modélisations car c’est par l’expérimentation que l’apprentissage est le plus enrichissant. Ces workshops ont pu être envisagés grâce à la participation de différents partenaires dont fait partie OWA3D. L’apport de ces partenaires en termes de connaissances, d’assistance, et de fourniture en filaments nous a permis de concentrer le financement de l’ENSAL vers l’acquisition d’une imprimante 3D supplémentaire, portant désormais le nombre de machines disponibles à 4 et permettant d’accueillir plus d’étudiants lors de ces workshops.

Nous avons aussi créé une association avec d’autres étudiants que nous avons nommée NOVA : Nouveaux Outils Vertueux pour l’Architecture, permettant de faire le lien entre le ‘ACKLAB, les étudiants et enseignants de l’ENSAL. Cette association a pour but de faire vivre cet espace du ‘ACKLAB en proposant des activités qui sensibilisent et forment les usagers de l’ENSAL aux nouvelles technologies dont nous disposons. NOVA a pour principe de développer l’expérimentation par le «faire» via la mise en place de workshops, et de tutoriels accessibles via une base de données. C’est donc tout naturellement que le projet ‘ACKi3D s’est intégré dans les activités proposées par l’association dont je suis la responsable formation.

 

Comment vois-tu l’avenir de cette association ?

La mise en place de l’association NOVA est très importante puisqu’elle est garante de la dynamique du ‘ACKLAB et de la transmission du savoir d’une promotion à une autre grâce à un système de conservation et d’archivage bientôt disponible. Il permettra de conserver les workshops par l’accès aux documents de base nécessaires à la création du projet ‘ACKi3D (support pdf du workshop, partenaires etc.) offrant ainsi aux promotions futures une base de travail qu’ils pourront reprendre telle quelle ou modifier. Ce système d’archivage sera mis en place pour toutes les actions de l’association NOVA qui est basée sur le mouvement «Makers» et le principe de l’open source.

En dehors du cadre ‘ACKi3D, l’association NOVA va proposer dans un futur proche des ateliers de réalité virtuelle, d’utilisation/détournement d’outils tels que les découpes lasers par exemple ou l’approfondissement de certains aspects thématiques de ces technologies comme le post-traitement dans l’impression 3D. En somme, l’idée générale de l’association est de stimuler la créativité de chacun en donnant un aperçu des multiples possibilités que nous offrent les outils présents au ‘ACKLAB !

 

Pourquoi avoir demandé à ARMOR de développer un partenariat avec ses filaments 3D OWA ?

Je me suis tournée vers OWA 3D parce que la question environnementale abordée par le groupe est l’une des questions prépondérantes dans le domaine de l’architecture. Nous nous rejoignons donc sur cet aspect de recyclage et de cycle de vie des matériaux. De plus, très peu de fabricants de filaments se sont lancés sur cette question (je n’en connaissais aucun à vrai dire) qui me semble être une problématique très pertinente à aborder car l’on se retrouve vite avec beaucoup de déchets d’impression dont on ne sait pas quoi faire. Les acteurs du projet ‘ACKi3D avec lesquels j’ai pu échanger sur la démarche d’OWA3D ont tous été très intéressés par la pertinence du recyclage des filaments. Ce partenariat nous semble donc tout à fait logique et cohérent par rapport aux valeurs véhiculées dans le domaine architectural. Je tiens d’ailleurs à remercier le groupe ARMOR OWA 3D pour son engagement et son investissement auprès de ce projet !

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Première session de formation Acki3D animée par Laura Michal / Crédit Photo : Bernadette Forest



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